Casar : « Je pars dans l’inconnu »

De retour sur le Tour d’Italie qui débute samedi au Danemark, Sandy Casar ne se sent pas à 100 % de sa forme à l’heure du premier grand Tour de la saison. Sixième du classement final de l’épreuve en 2006, le leader de la formation FDJ-BigMat vise d’abord une victoire d’étape avant d’envisager une place au général.

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Lyon sauve son cru

Plus solide et constant, l’Olympique Lyonnais s’est imposé samedi au Stade de France contre Quevilly (1-0) en finale de la Coupe de France grâce à un but de Lisandro (28e). Deux semaines après leur cuisant échec en Coupe de la Ligue face à l’OM, les hommes de Rémi Garde remportent le cinquième trophée de leur histoire dans cette compétition et mettent ainsi fin à quatre années sans le moindre titre.

Beaucoup diront que Lyon ne pouvait obtenir tout autre résultat qu’une victoire face à Quevilly. Il n’empêche que quinze jours après son rendez-vous manqué contre l’Olympique de Marseille en finale de la Coupe de la Ligue (1-0), la formation de Rémi Garde a réussi à pratiquer samedi un football de meilleure qualité, certes contre un club de troisième division, pour s’adjuger la cinquième Coupe de France de son histoire, quatre ans après sa dernière victoire en 2008. Dominateurs en première période, les Gones n’ont eu besoin que d’un seul but, celui de Lisandro à la 28e minute après un excellent travail de Lacazette, pour sauver une saison jusque-là décevante et de nouveau embellir la salle des trophées.

Pour le match de la dernière chance de Lyon, Rémi Garde a pris la décision de titulariser Gourcuff dans l’entrejeu, Lisandro et Lacazette sur les côtés et l’habituel Gomis en attaque. Un choix qui s’est avéré rapidement payant car, même si les amateurs de Quevilly sont bien rentrés dans la partie, ce sont bien les Lyonnais qui se sont procurés les meilleures occasions. Et la sortie sur blessure de Lovren au bout d’un quart d’heure de jeu seulement n’a en rien perturbé la domination lyonnaise. Sur un service de Gomis, Lacazette décale Lisandro qui, du plat du pied droit, trompe El-Kharroubi de près (1-0, 28e) et inscrit son sixième but en sept rencontres de Coupe de France cette saison.

La barre de Laup

Habitué à être mené à la marque en Coupe de France, comme ce fut déjà le cas au tour précèdent contre le Stade Rennais (2-1), Quevilly est en revanche tout près d’encaisser un second but dès la reprise, mais Lacazette trouve la barre du portier normand (49e). Auteur du but de la qualification pour la finale, Laup trouve cette fois la transversale de Lloris, décisif sur le coup, à la 65e minute. Cette occasion sera la seule et la dernière des joueurs amateurs, et ce malgré les entrées en jeu d’Herrouart, Ouahbi et Ayina, qui doit suppléer Laup.

Finalement, Gomis (78e) puis surtout Briand (84e) sont tout près de faire le break. Un manque de réussite en fin de match qui n’empêche pas Lyon de tenir son maigre mais précieux avantage car en face, Quevilly n’a pas trouvé les ressources physiques et mentales nécessaires pour arracher la prolongation. Sur France 2, l’entraîneur Régis Brouard a reconnu lui-même que « la victoire lyonnaise est méritée », tandis que Rémi Garde avait du « respect et de l’humilité » pour le magnifique parcours de son adversaire. Eliminé prématurément de la C1 par Nicosie, actuellement quatrième en championnat et donc toujours pas qualifié pour la prochaine Ligue des champions, Lyon sauve sa saison et s’assure du même coup d’une place en Ligue Europa. Un moindre mal.

Camille Fischbach

Sanchez ne s’arrête plus

Impressionnant la veille, Luis-Leon Sanchez s’est de nouveau montré le plus malin samedi en s’adjugeant la quatrième étape du Tour de Romandie. A l’issue des 184 kilomètres disputés entre Bulle et Sion, le coureur de l’équipe Rabobank a pris le meilleur au sprint sur Rinaldo Nocentini et Branislau Samoilau. Avec cette deuxième victoire en deux jours, Sanchez prend le maillot de leader à Bradley Wiggins avant le dernier jour.

A ce rythme, le voilà en position de gagner la course. Troisième jeudi à Moutier, vainqueur vendredi à Charmey, Luis-Leon Sanchez s’est encore montré le plus fort samedi à l’occasion de la quatrième étape du Tour de Romandie. L’Espagnol de la Rabobank s’est en effet imposé à Sion au terme d’un sprint d’une trentaine de coureurs. Ce succès, son quatrième de la saison, lui permet également de prendre les commandes du classement général. Entreprenant dans le final, Rinaldo Nocentini (AG2R-La Mondiale) doit se contenter de la deuxième place devant Branislau Samoilau (Movistar). Pierre Rolland prend une belle sixième place, alors que Fabrice Jeandesboz termine 10e.

Avec neuf secondes d’avance sur Wiggins et 16 sur Michael Rogers, Sanchez devient un sérieux client à la victoire finale avant le contre-la-montre décisif. Il peut également remercier les coéquipiers de Wiggins, au travail toute la journée. Au 25e kilomètre, six hommes arrivent à prendre le large sur le peloton dans le col des Mosses. Un groupe où l’on retrouve Johann Tschopp (BMC), Petr Ignatenko (Katusha), Jorge Azanza (Euskatel), Eduard Vorganov (Katusha) mais aussi deux coureurs tricolores, Jean-Christophe Péraud (AG2R) et Guillaume Levarlet (Saur-Sojasun). Mais à l’initiative des Sky, leur avance ne dépasse jamais les quatre minutes, si bien que l’écart se réduit rapidement. Alors que la jonction s’effectue dans les premiers lacets du col de Saint-Martin, dernière difficulté de la journée, la formation AG2R-La Mondiale décide de prendre les choses en main avec le Français John Gadret et l’Italien Rinaldo Nocentini.

Accompagnés de Roman Kreuziger (Astana), Mikel Landa (Euskatel) et Jesus Hernandez (Saxo-Bank), ils possèdent environ dix secondes d’avance dans la descente menant à Sion. Mais les Sky veillent toujours au grain et c’est même Bradley Wiggins en personne, soucieux de perdre le moins de temps possible avant le chrono de dimanche, qui se charge de revenir sur les derniers fuyards. Après le regroupement, les attaques fusent dans le groupe des favoris. Malgré une nouvelle attaque d’Hernandez, la victoire doit se jouer de nouveau au sprint et c’est donc Sanchez, décidément très à l’aise lors des arrivées massives, qui met tout le monde d’accord. Dimanche, sur les 16,5 kilomètres difficiles autour de Crans-Montana où doit conclure ce Tour de Romandie, il a l’occasion de renouer avec la victoire sur une course d’une semaine, trois ans après Paris-Nice.

Camille Fischbach

La huitième triomphante

La Bretagne à l’assaut de la Turquie

A partir de dimanche, Bretagne-Schuller va disputer le méconnu mais exigeant Tour de Turquie. Pour Velochrono, le directeur sportif français Emmanuel Hubert et l’un de ses coureurs Florian Vachon ont justifié le choix de  ce long déplacement. Avec un objectif affiché : continuer à progresser au plus haut niveau.

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Le renouveau du Gym

Nice en passe de se sauver ? C’est encore trop tôt pour le dire, mais avec une seule défaite en championnat lors des sept derniers matches, la formation de René Marsiglia, lanterne rouge il y a encore quelques semaines, montre un tout autre visage. En déplacement à Rennes lundi soir lors de la 32e journée de Ligue 1, les Aiglons veulent enchaîner avec une troisième victoire consécutive et prendre une option pour leur maintien.

Et si l’impensable se réalisait ? Dernier du classement le 28 janvier dernier après une défaite à domicile contre Montpellier (0-1) à l’occasion de la 21e journée, Nice n’a depuis perdu que deux rencontres et obtenu plusieurs succès importants. Pour René Marsiglia, cette tendance résulte du nouvel état d’esprit de son équipe. « On est plus concentrés, plus attentifs, avoue l’entraîneur niçois dans un entretien accordé à Nice Matin. On ne craque pas pendant nos temps faibles et on arrive à concrétiser nos temps forts. On a été persévérants quand on était dans le dur, convaincus que la solution viendrait du groupe, du collectif. »

Solide mentalement à Saint Etienne (3-2), après avoir pourtant été menés à la pause, Nice a ensuite confirmé contre Lorient (2-0) dans un match comptant pourtant double face à un adversaire direct pour le maintien. Au point aujourd’hui de se relancer totalement dans cette course folle. Pouvant de nouveau s’appuyer sur un collectif bien rodé, certaines individualités retrouvent également des couleurs après plusieurs mois compliqués, à l’image d’Anthony Mounier, auteur de trois buts en deux matches mais absent lundi contre Rennes. « Aujourd’hui, certains joueurs se révèlent, d’autres se montrent déterminants, reconnait Marsiglia. Je pense que mon message est en train de passer. Il y a eu des moments où l’on n’a pas pu concrétiser mes idées de jeu, car il faut du temps pour que les choses se mettent en place. Mais pour l’instant, on n’a rien prouvé. On a juste fait une série. »

Diakité: « Si Quevilly les a battus, pourquoi pas nous ? »

Ce sont trois matches sans défaite qui permettent au Gym, 13e avec 34 points, de compter deux points d’avance sur le premier relégable, avant de se rendre lundi à Rennes dans le cadre de la 32e journée de Ligue 1. « Cela va être un match intéressant car Rennes met beaucoup de vitesse dans son jeu, a affirmé René Marsiglia en conférence de presse. Ils ont un gros collectif et des individualités qui arrivent à faire la différence. On va essayer de mettre en place notre système de jeu en essayant de les faire douter. Il faut que l’on profite de notre confiance. En ce moment, nous ne sommes pas ridicules. »

C’est tout le contraire du Stade Rennais de Frédéric Antonetti, battu par les amateurs de Quevilly mercredi dernier en demi-finales de la Coupe de France (2-1) et qui peut clairement s’inquiéter pour son avenir proche. En face, Nice surfe sur une confiance inattendue depuis près de deux mois, d’où l’envie légitime de ramener quelque chose de ce déplacement en Bretagne. « Ça n’empêche qu’ils forment une belle équipe, avec des bons joueurs. Mais on va quand même là-bas pour prendre des points, ambitionne le milieu de terrain Drissa Diakité sur le site officiel du club. Si Quevilly les a battus, pourquoi pas nous ? » Comme les Normands, Nice doit croire en sa bonne étoile pour créer la surprise.

 Camille Fischbach

Marseille reprend une Coupe

A l’issue d’une finale globalement décevante, l’Olympique de Marseille a remporté samedi, au Stade de France, face à Lyon (1-0), sa troisième Coupe de la Ligue consécutive. Entré en cours de jeu quelques minutes plus tôt, Brandao a inscrit l’unique but de la partie lors de la prolongation (105e). Au plus mal en championnat, la formation de Didier Deschamps sauve sa saison.

L’OM renoue avec la victoire au meilleur moment. Méconnaissable depuis plusieurs semaines, Marseille a fait depuis longtemps de cette finale de la Coupe de la Ligue son unique et dernier objectif de la saison. Minés par une série de 12 matches sans victoire, les Phocéens ont finalement eu le dernier mot à l’issue d’une rencontre qui n’a jamais atteint des sommets. Mais solidaire à défaut d’avoir brillé, Marseille a fini par faire la différence lors de la prolongation grâce à un but du Brésilien Brandao (1-0, 105e).

Entre deux équipes fébriles en début de match qui n’ont cessé de multiplier les pertes de balle et les erreurs techniques, la première période a été presque indigne d’un tel rendez-vous, tant les deux clubs ont semblé incapables de prendre le jeu à leur compte. Il faut même attendre la deuxième période et une tête de Morgan Amalfitano détournée par Hugo Lloris sur son poteau (64e) pour voir la première occasion de la partie. En face, Lyon ne se crée guère d’opportunités, hormis peut-être une tête de Bafétimbi Gomis (84e) qui ne trouve pas le cadre. Il faut donc attendre la prolongation pour départager les deux équipes.

Le 7e de Brandao

Critiqué comme l’ensemble de ses joueurs, Didier Deschamps a eu néanmoins la bonne idée de faire rentrer à la 96e minute Brandao à la place d’un Loïc Rémy, volontaire mais guère décisif dans la surface de réparation. Le Brésilien ne va d’ailleurs pas attendre dix minutes pour prouver son statut de buteur providentiel en Coupe de la Ligue. Après un bon travail de Benoît Cheyrou, l’attaquant brésilien profite d’un mauvais contrôle de Samuel Umtiti pour tromper du gauche Hugo Lloris (105e), inscrivant au passage son septième but en huit matches dans cette compétition. Lyon ne s’en remettra pas.

André Ayew n’est même pas loin de faire le break (109e). Mais l’essentiel est ailleurs pour l’OM, qui conserve jusqu’au bout son maigre mais précieux avantage et s’adjuge sa troisième Coupe de la Ligue de rang. « C’est un immense bonheur. Gagner des titres, c’est difficile, a lâché Didier Deschamps à l’issue de la rencontre sur France 2. Le mérite en revient aux joueurs et à tous ceux qui travaillent au quotidien. Personne ne pourra nous enlever ce trophée. » Et en attendant le dénouement du championnat, les Phocéens s’assurent également une place en Ligue Europa pour la saison prochaine.

Camille Fischbach

Duo d’enfer

Sensation à Shanghaï avec le doublé Mercedes. Pour la première fois de sa carrière, Nico Rosberg partira en pole position lors du Grand Prix de Chine, devant son coéquipier Michael Schumacher. L'écurie allemande signe son retour au premier plan. (Reuters)

Impensable

Incroyable Quevilly ! Rapidement menés après le but de Féret, les joueurs de Régis Brouard ont de nouveau renversé une montagne et battu le Stade Rennais (2-1) dans les arrêts de jeu. L'USQ défiera Lyon en finale de la Coupe de France. (Reuters)

Guiberteau : « On s’y attendait un peu »

Directeur sportif  d’Argos-Shimano, Christian Guiberteau n’est pas surpris plus que cela par l’invitation obtenue par l’équipe néerlandaise à venir disputer le prochain Tour de France. Pour Velochrono, c’est même la logique de bons résultats obtenus depuis plusieurs mois par ses coureurs, le sprinteur allemand Marcel Kittel en tête.

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